Je m'essouffle, ma force - fébrile parfois - assèche mes strophes somatiques.

Je m'essouffle, ma force - fébrile parfois - assèche mes strophes somatiques.
" Or, certaines rencontres, certaines choses entr'aperçues, devinées, certains chagrins secrets, certaines perfidies du sort, qui remuent en nous tout un monde douloureux de pensées, qui entrouvrent devant nous brusquement la porte mystérieuse des souffrances morales, compliquées, incurables, d'autant plus profondes qu'elles semblent bénignes, d'autant plus cuisantes qu'elles semblent presque insaisissables, d'autant plus tenaces qu'elles semblent factices, nous laissent à l'âme comme une traînée de tristesse, un goût d'amertume, une sensation de désenchantement dont nous sommes longtemps à nous débarrasser. "



Contes fantastiques,
Guy de Maupassant.

# Posté le vendredi 21 décembre 2007 16:10

Modifié le vendredi 21 décembre 2007 16:31

"La beauté convulsive sera érotique-voilée, explosante-fixe, magique-circonstancielle ou ne sera pas."

"La beauté convulsive sera érotique-voilée, explosante-fixe, magique-circonstancielle ou ne sera pas."


Si les plus belles choses doivent avoir une fin,
prenons soin d'en conserver le commencement dans nos mémoires.

Pour ainsi reconstruire, le coeur plein d'espoir,
De nouveaux lendemains.


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Quelquefois les larmes creusent dans les souvenirs, de quoi assécher les sourires.
Et je me perds, dans de perpétuels silences. Perles de mon agonie, goutte à goutte d'anémie.
Il faut que je dorme, ma perfusion pourrit.


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Le verbiage s'endort, mais il n'est pas mort.


Cynthia

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 09:28

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 10:22

Des visières beaucoup. Des visionnaires beaucoup moins. _____________________________________________ Je sais qu'envers et contre tout, à cause et grâce j'irai loin.

Des visières beaucoup. Des visionnaires beaucoup moins. _____________________________________________ Je sais qu'envers et contre tout, à cause et grâce j'irai loin.
Et putain ce qu'on a envie de pleurer parfois. De sauter des toits de notre vie, de fuir cette adversité qui nous chasse, nous poursuit. En quelque seconde, briser l'existence et ses bulles de beauté, détruire les fondations de tout ce qu'on a été. Fermer les yeux sur ce qu'on ne sera jamais. Décider de partir, pour mieux oublier ce que l'on peut accomplir. Mais lorsque du fond des ténèbres quelque chose vous fait tenir debout, lorsqu'une infime partie de vous même a le pouvoir d'effacer toutes les autres, l'exploiter, jusqu'à la dernière goutte. Cultiver le jardin qui donne une raison de sourire, même au milieu des larmes, celui qui chaque seconde oxygène votre âme. La passerelle qui conduit les étoiles vers le ciel, et rend la vie un peu plus belle. Il faut l'accepter, cette main tendue, lien ténu avec l'éternité. Et le fait d'en avoir deux, qui sait, est peut-être la meilleure chose qu'il pouvait nous arriver.

o N'abandonnez pas. Je vous l'interdit. N'éteignez pas la lumière qui saura guider la vie.o

Cynthia

# Posté le jeudi 01 novembre 2007 20:02

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 20:33

"Un jour je me suis réveillé, aveugle comme le destin."

"Un jour je me suis réveillé, aveugle comme le destin."


iii Emportée par les flots de l'inévitable.
iii Noyée dans cet hologramme que l'on appelle "vie".
iii Enchaînée à mon propre reflet. Condamnée à l'acceptation.
iii Et la fierté malsaine qui fait perdre son éclat à la passion.
iii Coups et blessures sur le miroir de la vérité.
iii Poison à l'arrière goût de caresses sucrées.
iii L'envol, exquise saignée.
iii Les cris se font légers et les gestes parfaits.
iii Mais le répit s'ennuie, et le ballon de mes rêves s'asphyxie.
iii Rechute, pourquoi? Pourquoi toujours dans la fosse aux lions?
iii Dans cet océan de faux pardons?
iii Se débattre. Refaire surface, au milieu des voiles.
iii De cette marée humaine, se coudre un tapis de mal.
iii Les flèches patiemment aiguisées pour percer les injustifiés.
iii Vos siècles erronés.
iii Plongez dans le mirage. Verrouillez vos visages.
iii Les fils doucement se raccourcissent.
iii La conscience, en silence rapetisse.



Pourquoi vous? Parce qu'eux. Parce que tout. Parce que nous.


Que la douleur de la cognition comble le vide de vos conceptions. Que nos démons surpassent vos millions.
Que leur projet s'emmêle. Que l'attaque s'enlise.


Petites ombres aveuglantes au milieu du rien demeureront présentes. Avides de lumière, nous corrigerons vos erreurs.

Cynthia

# Posté le samedi 13 octobre 2007 05:34

Modifié le samedi 13 octobre 2007 06:00

iii Envolée de mots. Toujours plus haut. iii Mais moi je les suivrai. Moi je survivrai. iii

iii Envolée de mots. Toujours plus haut. iii Mais moi je les suivrai. Moi je survivrai. iii
Parce qu'après tout, la vie est à portée de mains. Dans le lagon du chaos se trouve une passerelle de lumière. Les étincelles secrètes dansent autour de toi. Toutes ces gouttes d'histoires qui coulent dans tes veines. Pour un ballet d'immortalité. Mélodies de sang et d'écailles. Tu sais, mais en braille. Cachée dans les méandres de l'incompréhension, elle est là, indubitable. Cours de toutes tes forces, hurle à contresens, elle te rattrapera. Elle sera ta dernière parole avant d'expirer. La dernière note de musique que tu auras jouée. Dame Vérité. Celle qui ne simule pas. Celle que tu maudiras. A ne pas l'avoir cherchée, c'est elle qui se présentera à toi. Pour te prendre. Te pendre. Au milieu de tout ce rien que tu as bati dans ta petite vie. Pas de regrets. Tu l'as bien cherché. Ou pas assez. Elle est là, tout près. Elle t'observe, chaque seconde elle se faufile le long de ton corps, glisse sur ta conscience imperméable. Tu es si loin. Profondément enfoui dans l'appri. Toutes ces lignes de vent que tu as su ingurgiter, au nom de la renomée. Cher Adam au faciès modèle, tes enfants honorent ton appellation animale. Mais au milieu des nuages, l'on peut décrypter l'heureux présage.



Et si chez toi le soleil ne s'est pas levé, c'est que tes yeux sont restés fermés.

*
Cynthia

# Posté le samedi 15 septembre 2007 17:54

Modifié le dimanche 16 septembre 2007 04:49