Dans ma demeure usée par les années, le vent s'invite pour mieux l'emporter. Bonne nuit.

Dans ma demeure usée par les années, le vent s'invite pour mieux l'emporter. Bonne nuit.
Le sang au bord des lèvres. La foudre au bord du coeur. C'est au devant qu'il faut poser tes yeux. Pourtant. Seul un gouffre s'étend. Déjà tu te sens trébucher. Tu ne t'es pas perdu, c'est elle qui t'a trouvé. Enterrée dans les miasmes du passé. Nue, carressée par la soie de la mémoire. A sourire pour se cacher de la folie. A vomir pour évacuer les décombres de la vie. Si l'une se débat, l'autre s'en va. S'endort. Pour oublier qu'elle le peut encore. Oublier qu'elle vivra toujours, les yeux maculés d'amour. Il fait si froid quand le jour se lève. Il y a tellement de mal infiltré dans ce rêve. N'entends-tu pas ton corps appeler? Ne sens-tu pas tes pieds se dérober? L'heure se languit, humide du souffle de force qui l'a reconstruit. La main tendue vers le vide, les mots perdus au creux de l'avide. Assieds toi dans sa voix aux reflets de cristal. Fixe une ultime fois les racines du mal. Pour mieux les pétrifier. Cette image. Ce visage. Dans un coffret d'eternité.

Continuer à s'accrocher aux mots. Pour des jours nouveaux. Fachés avec le beau.

Cynthia

# Posté le samedi 08 septembre 2007 12:12

Modifié le samedi 08 septembre 2007 23:55

"Au nom de la vie, lève toi, et sors de ce monde, séjour du mal et du mensonge..."

"Au nom de la vie, lève toi, et sors de ce monde, séjour du mal et du mensonge..."
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Thought seeks the invisible.

Achieves the impossible.

If you look up,

There are no limits.


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texte : Lacuna coil, you create
Photo : moi, sans signature
de peur d'abimer la
beauté de l'image.

# Posté le mercredi 29 août 2007 18:56

Modifié le mercredi 29 août 2007 19:30

Violence cachottière...

Violence cachottière...
Enfermée dans cette petite pièce sans vie, ce cachot perpétuel ou le corps ombrage des murs à jamais privés de couleur. Pas tout à fait. Un pigment persiste, celui du sang séché. Quelques gouttes rescapées d'un corps dont elle avait oublié la saveur. C'est qu'elle se mourrait de faim, et que dans la petite pièce il ne subsistait rien. Rien d'autre que le reflet noir de sa chair entachée. Des heures à vouloir. Des heures et des cris à affronter ses propres voix, à s'exploser le crâne contre les parois de la raison. A attendre, que la pillule de l'autosuggestion fasse son effet. Et à geindre, geindre encore de tous ces mots qui rongent les viscères. Recroquevillée, collée aux quatre coins de la cellule fermée à triple tour, les sons se font désirer. Mais les murs sont trop épais et le silence assourdit le peu de lucidité qu'il lui reste. Les barrières se brisent une à une. S'enfuient par dessous la porte maudite. Malgré soi, le bonheur les suit. De toutes les forces qu'il lui reste, elle parvient à retenir un petit bout d'elle même entre ses mains salies de frustration. Cette brume d'energie palpite sur sa peau et tente de lui glisser des doigts. Mais elle l'a decidé, du fond de cette boîte où tout son être s'est vidé, elle parviendra à retenir la volonté.


Cynthia - Luna

# Posté le mercredi 22 août 2007 18:48

Modifié le vendredi 24 août 2007 17:59

L'erreur est humaine, pourtant l'homme en est seul créateur, car lui est tout sauf une erreur.

L'erreur est humaine, pourtant l'homme en est seul créateur, car lui est tout sauf une erreur.
■ Notre monde est malade, atteint par ses propres invités, ce virus nommé humanité.
Ils pensent s'accaparer le savoir, à empiler les mots de diversion, et nourrir ce que leur bouche dit fuir.

Tu crois en quoi, toi qui a mille fois désiré la mort? Et toi qui vis enchaîné à ce spécimen serein à tord? Pour quoi vis tu vraiment, toi le regard bon marché? Et pourquoi ne trouves tu aucune raison de ne pas continuer?

■ Perdus dans l'inconnu, celui qui se trouve être emmuré, dans lequel il se sont laissés enfermer, les faux secrets mis à nus et les cerveaux pendus. Toutes ces images qui se grifonnent au loin comme autant de speculations au goût amer de calomnies.



Pour chaque jour une goutte d'esprit. Offerte en sacrifice du repli. Achetée au nom de l'oubli.
Un jour vous aussi vous croiserez peut être certains chemins. Ouvrir les yeux, pour entrevoir la fin.
Un voyage interstellaire, contre votre décalage horaire. Chaque lendemain est un pas de plus vers l'hier.



Brise les barrières que tu as appris à dresser, où brise toi la nuque contre tes foutues idées.
J'ai changé d'horizon, contre une frontière fragile j'ai coupé le cordon.
Les premières secondes de renaissance arrêtent le coeur tout suintant de toxines terriennes.
Reparaître ecorché, c'est tout de même parvenir à se réveiller.
Cherche ta lune au milieu de cette nuit, trouve ta voie avant de perdre ta vie.




"Aujourd'hui il suffit de se connecter au monde, pour se deconnecter de la vie."


Cynthia

# Posté le vendredi 17 août 2007 17:44

Modifié le vendredi 17 août 2007 19:16

Parce que "les étoiles ne brillent que dans le noir"

Parce que "les étoiles ne brillent que dans le noir"
*







Mon insomnie.
Je déteste dormir la nuit.

La nuit ne m'assoupie pas,
elle m'excite.

Pourtant, sans elle,
je ne trouve pas le sommeil.










Pourquoi ne peut-on garder sur image la nuit?**********
Pourquoi les choses fascinantes doivent elles demeurer inquiétantes?*





Peut être parce que les plus belles choses doivent rester cachées.
********Perceptibles seulement à nos propres âmes.



Je me suis noyée
dans des vapeurs de moi même.
En voici l'émanation.



Cynthia

# Posté le mardi 07 août 2007 19:15

Modifié le mardi 07 août 2007 20:23