On s'est tous donnés la main pour sauter dans ce puits sans fin.

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Retour à la réalité. Retour à la vie qui nous est imposée. Celle qu'on se démène à changer.
Mais longue est la route vers la métamorphose. Nombreuses les douleurs auquelles on s'expose.


J'ai rêvé aux portes cosmiques à bâtir tout là haut. Je rêve aux vents supmes du renouveau.

Il y a toutes ces phrases en moi qui se multiplient. Je les vois déjà, ces bruines, ces torrents et ces pluies.

Je l'entends, cette voix humant l'union de la haine. Je la pressens,la confrontation aux allures diluviennes.

Allez viens on fait le grand saut. Viens on transcende cet écran d'acide qui cascade tous nos maux.

Viens on repeint les erreurs de mélodies éternelles.
Viens on s'envole dans l'ombre pour briller de plus belle.


Si dans un jour prochain, l'ensemble subsiste, je prie pour qu'il n'aparaisse jamais aussi triste.

Si la foudre vengeresse s'est faite prisonnière, je l'accueillerai debout, les bras à jamais ouverts.

Deux gouttes d'eau pour un seul spleen, je m'ennivre avidement des menaces cristallines.

Des mots gravés sur l'âme que trop d'images ont glacé.
Et cet océan de contradiction condamné à l'éternité.

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Cynthia
On s'est tous donnés la main pour sauter dans ce puits sans fin.

# Posté le samedi 04 août 2007 14:37

Modifié le samedi 04 août 2007 16:53

Prêtresse de l'eau. Maîtresse des mots.

Prêtresse de l'eau. Maîtresse des mots.
_______,_________Elle a besoin des mots. Elle a besoin de les penser, les dire. Avant de
_______,_________les perdre. Et de se perdre elle même. Elle les imagine, les invente, les
_______,_________habille et les assemble. Elle les range tranquilement dans son esprit et
_______,_________sur ses feuilles de papier. Elle les jette, les tais, les tue desfois. Mais ils
_______,_________finissent par lui manquer, elle en a besoin pour que respire sa pensée.
_______,_________Elle les transporte du coeur aux lèvres, de l'âme à la voix. Elle les offre,
_______,_________les reçoit, les conserve dans les tréfonds de sa mémoire. Elle les cherche,
_______,_________les admire, les decouvre chaque jour un peu plus. Elle les cache, les
_______,_________masque, les déguise. Elle en joue, elle sait leurs secrets. Mais elle ne les
_______,_________trompe jamais. Elle les aime, même quand ils la font pleurer. Même
_______,_________perdue dans le silence, elle ne peut les oublier. Avec eux, elle affronte le
_______,_________monde et ses démons. Avec eux, elle avance, elle élève sa conscience.
_______,_________Ils s'infiltrent dans chacun de ses gestes. Ils l'accompagnent jour et nuit.
_______,_________Ils sont le reflet de son esprit. Avec eux elle a construit un rêve, avec eux
_______,_________elle construit sa vie.


Me voilà partie pour quelques temps.
Peut être devrais-je laisser mon coeur s'évader lui aussi.
Cynthia

# Posté le mardi 10 juillet 2007 18:28

Modifié le mercredi 11 juillet 2007 18:28

C'est un fait. Je suis une fille abstraite.

C'est un fait. Je suis une fille abstraite.
*


La vérité, c'est qu'il arrive que l'on oublie le sens que l'on donne à sa propre existence.


Il arrive un moment où l'on ne peut pas ne pas se réparer.


Il arrive que l'on dérive,
déraciné par le doute,
et que l'on se perde soi même.


Il arrive le jour
où il faut parer le n'importe quoi,
et pallier ce que l'on n'est pas.







__Parce que quelquefois le coeur et l'esprit oublient la diplomatie__
__Parce que quelquefois le coeur et l'esprit oublient la diplomatie__
___c____i___Ils se disputent et s'entêtent à se détruire.___iii_______

___c____i___Ils se disputent et s'entêtent à se détruire.___iii_______

Cynthia


Touch me.
Take me to that other place.
Teach me.
I know i'm not a hopeless case.


U2, beautiful day

# Posté le vendredi 06 juillet 2007 11:45

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 12:40

Je te tourne le dos. Toi le Rien. Halo de disgrâce et d'incertain.

Je te tourne le dos. Toi le Rien. Halo de disgrâce et d'incertain.


Du soleil dans les mots. Un nuage dans la tête. Je marche, doucement. Je suis ce petit sentier, je m'enfonce dans d'immenses traces de pas. Les tiennes. Elles s'étendent à perte de vue, tellement loin que je suis encore bien seule, à lutter contre la pluie et les bourrasques de la vie. J'ai rêvé qu'il fallait que je meurs. Pour pouvoir renaître ailleurs? Des paillettes m'ecorchent les yeux. Je titube en décadence. Je tombe, je rampe, mais malgré tout, j'avance. J'ai pleuré mes attentes, mes espoirs déchus. J'ai vomi, j'ai maudit mes illusions perdues. Et puis on m'a appelée. J'ai levé la tête. Eblouie. Emerveillée. Fascinée. Effrayée. Depuis, je cours et je ralentis. Je m'approche et m'enfuis. Mais je n'ai pas deserté. Je suis cette petite tâche sur la route immaculée. Cette petite ombre qui fait froid au coeur. Je me saigne l'esprit pour atteindre la vie. Tu es loin ma lumière. Fais moi signe encore, que je ne me détourne pas de notre terre. Que l'on batisse l'immortalité, notre paradis. Tu m'attendras, là bas? Je sais le temps, je sais les précipices, je sais les risques et les tests. S'il te plait ne me lâche pas. Est ce qu'un jour j'atteindrai le devant? Pourrai-je marcher à tes côtés? Toi, mon étoile, si haute et inaccessible, trouverai-je le moyen de te mériter? Dis moi que tu ne m'oublieras pas, dis moi que je suis enfermée en toi. J'ai tous ces mots au bout des doigts. Tous ces rêves cachés dans ma voix. Je veux te dessiner le bonheur et la fierté.
Avant tout ça, je t'écris mon Amour et ma Volonté.

Cynthia.


J'ai eu mon bac. Avec mention. S'il vous plait.
De nouvelles portes qui s'ouvrent.
Je les attendais tellement.

# Posté le lundi 02 juillet 2007 07:38

Modifié le lundi 02 juillet 2007 08:50

Ne pas perdre mon indispensable source tragico-unique d'inspiration. Jamais.

Ne pas perdre mon indispensable source tragico-unique d'inspiration. Jamais.
C'est toujours ma mauvaise voix qui domine. Qui mitraille mes sourires et ma douce [dé]raison. J'ai la récupération fragile. L'insomnie indélébile. Je tourne et retourne dans tous les sens la contingence de ma vie. Le pourquoi du comment de ma folie. C'est que des évènements se répètent, fatalement, et nourrissent cette force qui agit contre mon gré. Ce poison qui se répand dans tout mon être et m'envenime le bonheur. La non-présence dont la poigne me pousse petit à petit dans ce vide que les mots ont creusé. Je boite, bascule, et flotte au milieu de mes vieux démons. Ceux qui m'ont verrouillée de l'intérieur.

Mais il y a cette lueur au loin qui m'attrape et me relève. Ces paroles qui se gravent au plus profond de l'indicible, et qui font renaître l'espoir au milieu des idylles chaotiques. Cette voix qui fait naître un monde parallèle que personne ne peut effleurer, ce monde aux portes du rêves et de la réalité. Cet endroit si haut, que l'on finit toujours par tomber.


Cynthia

Une jolie vue de ma colline.
J'ai réussi à * attraper la beauté au vol.

# Posté le mercredi 20 juin 2007 05:38

Modifié le vendredi 22 juin 2007 06:28