. | Fissurer le voile | Viser les étoiles | .

. | Fissurer le voile | Viser les étoiles | .
Adepte de l'urgence, je cours et compte à rebours. Fachée avec la raison, je chute à reculons. Je ne trouve pas la boussole de mon esprit. Mon cortex s'enflamme et noircit. Je tombe dans les abysses de tout ce que j'ai enfoui. Je m'étouffe à l'air de vos soupirs. M'effondre devant cette lumière qui brûle mes membres obstrués. Les briques ensanglantées sont marquées de mon front. Je me déshabille de cette chair salie. Me vide de ces idées qui m'encombrent et me volent ce que je suis. Je m'éveille dans un ailleurs sans fin. Tous mes Moi s'assemblent et effleurent le loin. Assise dans le vide, j'aperçois l'envers du décor. Devant le rideau tout n'est pas si beau. Et je m'envole si haut ma main dans la tienne. Et je désapprends. Les désarme et les regarde s'ensevelir doucement. Ils fuient mais ne pourront lutter face à la vie. J'entends chanter les corps inanimés. Je me délecte de la perdition de vos maturités. De la fonte de vos illustres rationnalités. Tourne, l'air du temps. Abrupt, le chemin latent.

*Cynthia*

# Posté le lundi 30 avril 2007 03:13

Modifié le mardi 01 mai 2007 13:16

Chercher son astre au milieu de la nuit.

Chercher son astre au milieu de la nuit.
**iPensar que no la tengo. Sentir que la he perdido.*i
** Puedo escribir los versos más tristes esta noche.**
**.*Yo la quise, y a veces ella también me quiso.**i*
** Puedo escribir los versos más tristes esta noche.**

*iiEn las noches como ésta la tuve entre mis brazos.*i
*****La besé tantas veces bajo el cielo infinito.*****
*****La besé tantas veces bajo el cielo infinito.*****
****Ella me quiso, a veces yo también la quería.****
*i**Cómo no haber amado sus grandes ojos fijos.***
*i**Cómo no haber amado sus grandes ojos fijos.***
******* Je me réfugie sous mon oreiller
*.*Puedo escribir los versos más tristes esta noche.********* Retrouver la douceur de l'illusion
**iPensar que no la tengo. Sentir que la he perdido.*i
**iPensar que no la tengo. Sentir que la he perdido.*i


Pablo Neruda,
Vingt poèmes d'amour
et une chanson déséspérée

# Posté le vendredi 27 avril 2007 13:24

Modifié le vendredi 27 avril 2007 13:37

Dommage, j'ai avalé la clef************************** J'aime à penser que jamais vous ne me suivrez

A l'orée d'un bois, je marche en suivant le chemin que les arbres m'ont tracé.
Une branche craque sous mon pied, une feuille frémit sur mon épaule.
Un léger zéphyr danse avec mes cheveux. Je caresse l'ecorce d'un arbre qui me transmet le poids de ses années. L'herbe fraîche et mutine me chatouille les chevilles. Je vois le soleil disparaître doucement a travers Les branches fatiguées de ma forêt enchantée. Pour ma venue elle s'est parée de ses plus beaux reflets. Un couple de papillons batifole près d'une source qui me noie d'une sérénité inégalable.
Tout m'apparaît parfaitement inconnu.

Serais-je perdue?

Le chant des oiseaux s'éteint doucement au rythme du jour qui s'échappe.
Les fleurs se teintent de pourpre, de bordeaux et de brun. Je laisse fondre une framboise sur ma langue.
Je m'allonge près d'un amas de rocher qui pourrait être l'esquisse d'une caverne.
Mon regard se promène dans le ciel qui s'étoile doucement. Mes yeux ne se fermeront pas cette nuit.
Je ne me suis pas égarée, je me suis retrouvée. Ce soir, j'ai atteint l'antre de mes rêves.


.*Cynthia*.
Dommage, j'ai avalé la clef************************** J'aime à penser que jamais vous ne me suivrez

# Posté le lundi 23 avril 2007 12:39

Modifié le lundi 23 avril 2007 13:23

Ces moments qui m'illuminent aussi bien qu'ils me font sombrer

Ces moments qui m'illuminent aussi bien qu'ils me font sombrer

Enveloppée dans une étreinte obsolète, je pleure déjà l'inévitable.
Cette odeur qui me noie dans l'évidence.
Ces gestes qui effleurent mon jardin secret et pèsent sur mon âme.
Perdue en moi même, je me fraye un chemin au sein des ténèbres.
Je trouve refuge au coeur de la damnation.
Blottie contre un reflet givré, j'attends la résurrection du périple.
Haletant, le vent s'est déchiré le souffle, a interrompu sa course.
Et je me cache au fond de mon désir, pour pouvoir dérober les heures au temps.
J'attends la prochaine nuit de mélodies. A nouveau m'abandonner à cet instant célèste.
Nager au milieu de brûlants nuages.


**Et je vous regarde de ma prison dont la porte ne m'a sans doute jamais été fermée.
*Et je vous regarde de ma prison dont la porte ne m'a sans doute jamais été fermée.*
**Et je vous regarde de ma prison dont la porte ne m'a sans doute jamais été fermée.

*Cynthia*

# Posté le vendredi 13 avril 2007 15:38

Modifié le mercredi 02 mai 2007 17:16

Faire court et simple. déclaration parfumée de contradiction

Jeter**Etouffant**Tombeau**Amer**Indicible**Mystère**Entrave**||||||
*Jeter*|*Etouffant*|*Tombeau*|*Amer*|*Indicible*|*Mystère*|*Entrave*
Jeter**Etouffant**Tombeau**Amer**Indicible**Mystère**Entrave**||||||

# Posté le dimanche 08 avril 2007 09:28